Etat des lieux

Une ressource forestière importante et des peuplements de qualité

 

La forêt occupe 70 % de la surface du territoire et se compose de 1/4 de résineux, 1/4 de feuillus, 2/5 de peuplements mélangés, 1/10 d’autres peuplements. 50% de la propriété forestière est communale, 48% privée et 2% domaniale. Cette situation facilite l’exploitation forestière mais le morcellement des parcelles privées rend par ailleurs difficile la gestion et la valorisation de certains massifs. Aussi la ressource est-elle menacée par des maladies ou encore par le réchauffement climatique. Certains secteurs sont peu valorisés à cause de  problème d’accessibilité, de morcellement du foncier en forêt privée, d’une faible régénérescence naturelle ou encore de problèmes d’enfrichement non maitrisé. 

 forêt        

Une économie et des emplois pour le territoire

Le Haut-Bugey compte plus d’une centaine d’entreprises du bois employant près de 1 300 salariés, soit 5,2% des actifs du territoire. Le secteur du bois et de la forêt est donc le deuxième secteur d’emploi après la plasturgie (42%). Certaines scieries sont parmi les plus grandes de la région (voire d’Europe), notamment Monnet-Sève à Outriaz (environ 200 000 m3 de grumes/an) et Ducret à Maillat (avec 100000 m3). Le territoire est aussi reconnu pour le travail du bois (tournerie, tabletterie, etc.).

scierie

De faibles liens entre 1ère et 2nde transformation limitant l’utilisation de bois local

Malgré la présence d’une ressource abondante et d’un réseau d’entreprises dense, les liens entre première et seconde transformation restent encore faibles. En effet  le secteur de la construction bois, s’il est en développement, s’appuie principalement sur des matières importées.


Des centres de formations à proximités mais des entreprises qui ont du mal à recruter

Plusieurs écoles de formation existent aux portes du Haut-Bugey : l’école technique du bois, la MFR de Cormaranche-en-Bugey, ou encore le lycée Pierre Vernote de Moirans Montagne. Pour autant, peu connu, voir mal perçu les métiers de cette filière peinent à  éveiller l’intérêt des jeunes publics. Cette situation est d’autant plus dommageable que ces métiers ce sont modernisés et que des secteurs d’activités variés présents dans le territoire permettraient à chaque jeune de trouver sa place !